Les protections solaires BIO efficaces et sans danger

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Publié le : 18/03/2022 10:48:40
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Chaque nouvelle saison solaire, nous nous confrontons à de nouvelles interrogations – légitimes – de la part de nos consommateur.rice.s : les protections solaires bio sont-elles aussi efficaces que les produits solaires conventionnels ? Sont-elles respectueuses de la santé de chacun ? Contiennent-elles des nanoparticules ? C’est en toute transparence que nous prenons la parole sur ces sujets majeurs.

La protection solaire est un réel enjeu de santé publique : en France, ce sont plus de 90 000 cancers de la peau qui sont diagnostiqués chaque année. Pour enrayer ce phénomène, il apparaît notamment primordial de protéger sa peau des rayons UV, peu importe son phototype de peau, été comme hiver. Alors que les UVA pénètrent profondément la peau et sont responsables du vieillissement cutané accéléré et de l’apparition de rides ou tâches pigmentaires, les UVB quant à eux sont à l’origine des coups de soleil. Ces deux types d’ultraviolets participent à la genèse de cancers cutanés.

Protéger sa peau de ces effets délétères est donc indispensable ; la meilleure solution est d’appliquer des protections solaires certifiées BIO, efficaces et sûres, qui présentent une totale innocuité et protègent à la fois des UVA et des UVB. On vous explique pourquoi.

Les protections solaires certifiées bio Acorelle, aussi efficaces que les protections solaires conventionnelles

Pour protéger sa peau des effets néfastes des UV, il existe deux types de filtres : les filtres synthétiques (aussi appelés « filtres chimiques » ou « filtres organiques ») et les filtres minéraux (appelés « filtres inorganiques ») :

  • Les filtres synthétiques agissent par absorption : ils pénètrent la peau et absorbent les rayons UV à la place de la peau. Ils n’ont pas d’action instantanée et ne sont efficaces que 20 à 30 min après application. Ils sont utilisés dans les protections solaires conventionnelles.
  • Les filtres minéraux agissent par réflexion : ils forment une couche protectrice à la surface de la peau et reflètent les rayons UV. Cette protection physique est immédiate, dès l’application du produit. Inertes, stables, et à la tolérance optimale, ils ne provoquent ni allergie, ni irritation sur la peau.

Avant mise sur le marché, la réglementation impose à toutes les protections solaires, qu’elles soient synthétiques ou minérales, de répondre à un minimum de protection contre les UVA et les UVB. Ces niveaux de protection sont mesurés selon des méthodes normées pour UVB (test in-vitro ISO 24444 qui permet de déterminer le FPS = Facteur de Protection Solaire) comme pour les UVA (test in-vivo ISO 24442 et in-vitro ISO 24443 modifié).

Les protections solaires certifiées bio Acorelle ne pénètrent pas la peau et garantissent une totale innocuité

Dans les formules solaires certifiées bio Acorelle, nous avons prouvé par deux études successives que nos filtres minéraux restent à la surface de la peau et ne pénètrent pas les couches profondes de l’épiderme : ils ne passent pas à travers les différentes couches de la peau et ne peuvent donc pas atteindre la circulation générale, sanguine et lymphatique. Il n’y a aucun risque d’accumulation dans l’organisme : ils présentent donc une totale innocuité.

  • En 2019, nous réalisions une première étude de pénétration cutanée sur notre Crème solaire bébé SPF50+ certifiée bio, notre référence la plus concentrée en Dioxyde de Titane. La conclusion est claire : les particules restent à la surface de la peau.
  • En 2021, nous confirmons ces résultats grâce à une nouvelle analyse des particules sur la peau (protocole normé OCDE 428) de notre Spray solaire SPF50 certifié bio.

Les filtres synthétiques, quant à eux, ont été à plusieurs reprises pointés du doigt sur leur caractère absorbant. En effet, d’après une étude publiée le 04/06/2019 dans la revue médicale JAMA (Journal of the American Medical Association) menée par des chercheurs du Center for Drug Evaluation and Research du Maryland (USA), il a été conclu que les 4 filtres synthétiques étudiés (Avobenzone, Oxybenzone, Octocrylène, Ecamsule) passent la barrière cutanée de la peau et sont retrouvés dans le sang. Il est également évoqué que l’Oxybenzone a été décelé dans le liquide amniotique, le lait maternel et les urines dans d’autres études réalisées1. Ces 4 filtres synthétiques sont utilisés dans les solaires conventionnels.

Pourquoi les protections solaires certifiées BIO doivent maintenant comporter la mention [NANO] ?

En France, depuis 2022, la mention [NANO] fait son apparition dans la liste d’ingrédients mentionnée sur nos packagings solaires, accolée au Dioxyde de Titane et à l’Oxyde de Zinc.

Les protections solaires certifiées BIO n’utilisent que deux filtres minéraux : le Dioxyde de titane (TiO2) et l’Oxyde de zinc (ZnO). Ces filtres, dont l’efficacité et l’innocuité ont été validées, sont les seuls filtres d’origine naturelle autorisés au niveau mondial. Ils se composent de molécules naturelles de titane ou de zinc très fortement soudées entre elles pour former des amas de molécules.

Depuis 2019, la DGCCRF* effectue des contrôles sur la thématique des nanomatériaux, décriés comme pouvant potentiellement pénétrer la barrière cutanée. Ces contrôles, qui se sont intensifiés en 2020 et 2021, ciblent aujourd’hui les produits solaires formulés à partir de filtres minéraux.
Malgré le fait qu’aucune technique d’analyse de référence pour la mesure de la taille des particules ne soit imposée par la règlementation européenne, la DGCCRF s’appuie principalement sur la technique MEB (microscopie électronique à balayage) pour analyser les produits finis concernés. Cette technique, utilisée seulement en France, modifie avant mesure l’état réel des écrans minéraux : elle fait subir aux formules des traitements violents à base de solvants et d’ultrasons, qui cassent la structure externe des particules (agrégat, enrobage), et ne mesure que la plus petite dimension des particules primaires. Or, dans la formule définitive d’un solaire appliqué sur la peau, les écrans minéraux ne sont pas individualisés ; ils sont agglomérés et enrobés pour former de gros amas solides. Ils sont indestructibles en condition normale d’utilisation d’un produit solaire. Ainsi, cette technique de mesure engendre des résultats qui impactent directement le statut réglementaire des substances analysées : les filtres considérés auparavant comme "non nano" doivent désormais être étiquetés "nano". Pour autant, ils ne pénètrent pas dans la peau et ne présentent, par conséquent, aucun danger pour la santé.

La conséquence ? Nous avons décidé de suivre les orientations de la DGCCRF et d’effectuer des modifications au niveau de nos listes d’ingrédients présentes sur les packagings de nos solaires à compter du 1er janvier 2022. Nos formules demeurent inchangées. Cette nouvelle mention ne change strictement rien à l’innocuité et à la sécurité apportées par nos solaires certifiés BIO, qui ne pénètrent pas la peau. Cette mention [NANO] concerne tous les solaires minéraux certifiés BIO et devrait donc être présente sur l’intégralité des protections solaires BIO. Les solaires BIO sont les seuls à garantir aux consommateurs des produits sûrs, efficaces et d’origine naturelle.

Ce qu’il faut retenir…

  • Les filtres minéraux des crèmes solaires certifiées bio sont aussi efficaces que les filtres synthétiques pour protéger la peau des UVA et des UVB.
  • Les filtres minéraux ne pénètrent pas la peau, il n’y a aucun risque de passage dans l’organisme.
  • Les formules de nos produits restent inchangées, mais la mention [NANO] apparait dans la liste des ingrédients car les techniques de mesure des organismes de contrôle ont changées.

*DGCCRF: Direction Générale de la Consommation, de la Concurrence et de la Répression des Fraudes.

1Effect of Sunscreen Application Under Maximal Use Conditions on Plasma Concentration of Sunscreen Active Ingredients. Murali K. Matta ; Robbert Zusterzeel ; Nageswara R. Pilli ; et al.
JAMA. 2019;321(21):2082-2091. DOI:10.1001/jama.2019.5586

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